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DRUG STRATEGY - Montreal May 1, 2007 - discarded needles another failed program [in french]


Pas de doute, la saison des seringues est bel est bien commencée. Les dangereux objets sont partout et la Ville et les organismes s'arrachent les cheveux pour les ramasser. D'année en année, le problème est toujours aussi sérieux à Montréal.

 

Chaque printemps, des milliers de seringues usagées font leur apparition dans tous les recoins de la ville, menaçant ainsi la sécurité des citoyens qui envahissent parcs et rues pour profiter du beau temps.

 

«Ça va être comme ça jusqu'au mois de septembre», prévient l'intervenant de l'organisme Spectre de rue, Robert Beaudry.

Cet organisme, responsable du ramassage des seringues dans les rues de Ville-Marie, a récolté 2009 appareils d'injection dans les ruelles de l'arrondissement l'an passé.

De tout, partout

Il suffit d'y porter attention pour remarquer qu'il y a des seringues un peu partout à Montréal. Certaines ont un capuchon, d'autres n'ont plus d'aiguille, sont encore pleines ou même parfois tachées de sang.

Elles sont sous un banc de parc, dans une ruelle ou dans la cour d'un citoyen.

«Il n'y a pas vraiment d'endroit pire que les autres», explique la docteure à la Santé publique Carole Morissette.

«Les lieux changent selon les travaux, la présence policière et la gentrification de certains quartiers», explique-t-elle.

Problème récurrent

Le problème des seringues à la traîne est récurrent à Montréal et dans les environs.

Bien que la Ville et certains organismes aient mis en place toutes sortes de programmes et de dispositifs - on a installé une trentaine de poubelles à seringues en 2003 à Montréal -, on trouve toujours autant de seringues dans les rues.

«Il y a encore beaucoup de travail à faire, admet le porte-parole de Ville-Marie, Jacques-Alain Lavallée. On en ramasse le plus possible mais nos pouvoirs sont limités.»

L'arrondissement dépense 77 408 $ par année pour le ramassage des seringues. Ce montant comprend entre autres l'équipement et la main-d'oeuvre.

C'est la Ville qui est chargée de ramasser les seringues dans les parcs. Des organismes communautaires se chargent des ruelles.

Les seringues ramassées dans les autres arrondissements et en banlieue ne sont pas comptabilisées de façon exacte.

Une trentaine de poubelles à seringues ont été installées en 2003

Incidents récents

Avril 2007, une petite Lavalloise de 7 ans se pique avec une seringue souillée en se rendant à l'école. La fillette voulait jouer au docteur avec la seringue qu'elle avait trouvée dans un buisson, sur la 79e Avenue dans Chomedey.

Novembre 2006, des seringues de plastique sont retrouvées à l'usine Maple Leaf de Waterloo, au même endroit que des produits alimentaires.

Octobre 2006, la police de Sherbrooke arrête six personnes et découvre drogues et seringues dans une maison qui, selon toutes apparences, servait de piquerie.

Octobre 2006, une piquerie est découverte rue Saint-Denis. La police lance une enquête à la suite de nombreuses plaintes de citoyens.

Juillet 2006, les policiers de Montréal réclament la possibilité de porter des gants protecteurs, expliquant que près de 20 d'entre eux se piquent avec des seringues souillées chaque année.

 

Il y a d'abord toutes les seringues restées cachées sous la neige durant l'hiver et qui refont graduellement surface. Et avec le temps plus clément, les consommateurs de drogues injectables sont plus nombreux à se piquer dehors.



Posted May 02, 2007

December 15, 2007